Marche La Route présente
« JE NE SAIS QUOI » D'après les chansons d'Yvette Guilbert Et sa correspondance avec Freud
17 au 31 décembre 2009
Théâtre de la Vieille grille
Durée 1h15
Chant et conception : Nathalie Joly Piano : Jean Pierre Gesbert Sous le regard complice de Jacques Verzier
Spectacle créé sur une proposition de Paul Denis à la demande de la Société Psychanalytique de Paris pour le 150ème anniversaire de Freud et les 80 ans de la SPP, à La Mutualité à Paris, au Procope pour la Fédération Européenne de la Psychanalyse, à La Vieille grille à Paris, à La Mirande/Musiques en Festival, Avignon 2008, au théâtre de la Tempête cartoucherie (novembre - décembre 2008) en coréalisation à Fontenay sous bois, à Erevan en Arménie pour la fête de la musique, au festival d'Avignon 2009 (Théâtre du Petit Chien), au Festival d'Estagel, Institut Français de Lisbonne 31 octobre: 22ème colloque Société Portugaise de Psychanalyse, Théâtre de la vieille grille à Paris 17 au 31 décembre 2009, Théâtre Firmin Gémier à Antony 26 janvier 2010, Théâtre Jean Vilar à Suresnes 5 février 2010, L'Allan, Scène Nationale de Montbéliard 9 et 10 mars 2010, Théâtre du Val d'Yerres, Brunoy 30 mars 2010, Caves Legrand Paris
Spectacle avec l'agrément des Sigmund Freud Copyrights, du London Freud Museum, de la Société des Gens de Lettres de France et des éditions Gallimard.
CD - livre c/o Seven doc « Je ne sais quoi Nathalie Joly chante Yvette Guilbert » : Le CD réunit les 19 chansons d?Yvette Guilbert interprétées dans le spectacle; il est accompagné d'un livret de 48 pages rassemblant les textes des chansons et la correspondance inédite entre Freud et Yvette Guilbert.
Presse au théâtre de la Tempête Cartoucherie
« Un savoureux et très beau spectacle de Nathalie Joly sur l'admiration musicale que Freud vouait à Yvette Guilbert » France Culture David Jisse - L'oreille d'un sourd
« Le spectacle enchaîne sans temps morts chansons et extraits de lettres, et intermèdes dialogués ...un spectacle débordant d´'humour et d'intelligence... » LIBÉRATION FRANCOIS XAVIER GOMEZ
« Nathalie Joly a conçu un spectacle savoureux et dense, dont on adorerait qu'il ne finît point » LA VOIX DU Luxembourg Claire Moreau
« Le Paris que le psychanalyste aimait, ses dits et non-dits, servis sur plateau » LE POINT Valérie Marin la Meslée
« ...Un moment divin » TELERAMA Joshka Schidlow
« JE NE SAIS QUOI »
Freud avait entendu Yvette Guilbert dès ses débuts au Cabaret lors de son premier séjour à Paris, lorsqu'il suivait les consultations de Charcot vers 1890. Elle figurait pour lui le Paris de sa jeunesse. Frappé par l'esprit de l'interprète qui saisit l'âme humaine avec humour et cruauté, compassion et tendresse, il lui fait part de son admiration. Tous deux cherchaient dans les "terres inconnues" de la sexualité ce qui alimente la vie de l'esprit. Yvette Guilbert, la diseuse fin de Siècle, Reine incontestée du caf'conc', fut pendant cinquante ans l'ambassadrice de la chanson française dans plus de trente pays. Son Art de l'authenticité séduit Freud. Leur correspondance inédite retrace l'exil de Freud et leurs échanges entre Vienne, Paris et Londres. Cette création témoigne d'une amitié qui dura un demi-Siècle. On reconnaîtra le « Je ne sais quoi » de la célèbre chanson « Madame Arthur » ou le « Dites-moi que je suis belle », chanson préférée du Maître de la Psychanalyse. Passionnée par les formes parlées et chantées, et particulièrement par la musique de Kurt Weill et le Sprechgesang, j'ai dirigé mes recherches vers le répertoire des années 30-40. En France dans la chanson réaliste ou l'intermède forain, la revue, en Allemagne dans le cabaret Berlinois, en Espagne dans le café cantante, comme en Roumanie dans la doîna, partout on retrouve dans cette Europe de l'entre-deux-guerres cet art particulier du parlé chanté. Le texte y tient une part prépondérante et contribue avec la ligne mélodique à raconter cette part d'humanité : Chansons d'amour mais aussi inégalités sociales, sur le mode tragique ou comique. Mais l'origine en France de cet art, c'est chez la première diseuse, Yvette Guilbert, qu'il faut la chercher, comme Sarah Bernhard est le maître dans l'art de la déclamation. Charles Gounod lui dit en l'entendant : « Continuez à parler en chantant comme vous le faites, c'est là votre « merveille » , ce chant parlé, ce rythme dans le verbe ». « Pour l'artiste, comme pour la diseuse de chansons, cette science du beau parler doit s'augmenter de la science d'allumer et d'éteindre les mots, de les plonger dans l'ombre ou dans la lumière, selon leur sens, de les amoindrir ou de les amplifier, de les caresser ou de les mordre, de les sortir ou de les rentrer, de les envelopper ou de les dénuder, de les allonger ou de les réduire...» Yvette Guilbert (La chanson de ma vie, Grasset).
Sigmund Freud prétendait ne pas aimer la musique, mais il aimait les chansons d'Yvette Guilbert, pas seulement parce qu'elles lui rappelaient le Paris de sa jeunesse, mais par tout ce que ces chansons exprimaient de sentiments profonds, de désirs, de conflits et d'humour dans la détresse. A l'inverse de Romain Rolland qui s'abandonnait volontiers au « sentiment océanique » communiqué par les foules ou par l'orchestre, Freud se gardait de l'exaltation, sans doute pensait-il que c'est un état qui fait perdre le contact avec la réalité et a toujours quelque chose de factice. Il n'aimait l'air qu'avec la chanson, mais aussi avec le talent de l'artiste, avec sa présence charnelle. L'émotion dont il parle en évoquant certaines pages d'Yvette Guilbert, « La soularde » par exemple tient à la justesse du texte dans l'expression du malheur, de la déchéance sociale et du rejet dont la souffrance psychique est l'objet, mais aussi au talent de la comédienne chantante, de l'artiste dont Freud n'a jamais tenté de réduire le mystère : « Pourquoi frémit-on en entendant "La Soularde" ou pourquoi répond-on "oui" avec tous ses sens à la question : "Dites-moi si je suis belle" ? ... Mais on en sait si peu là-dessus », écrivait-il à son amie. La souffrance psychique et sa négation vont de pair avec le refus de l'inconscient : Freud ne pouvait qu'être sensible aux manifestations de l'inconscient qui apparaissent à tout moment dans les couplets d'Yvette Guilbert : la joie sadique de la dame du « Fiacre », débarrassée de son mari, le pragmatisme indulgent de Dame Gertrude, dame entretenue, qui préfère tellement choisir les vieux, l'omniprésence de la sexualité dans la vie... Yvette Guilbert se joue et joue des traits les plus noirs de l'esprit. C'est sur cette communauté de sensibilité que s'est fondée l'amitié de Freud et d'Yvette Guilbert, liés par leur aptitude commune à l'indulgence et plus encore à l'humour, cette musique du sourire si nécessaire pour supporter les vicissitudes de l'existence.
Paul Denis (©Préface du CD livre « Je ne sais quoi »)
Programme des chansons
- Wenn ich mir was wünschen dürfte (de Friedrich Hollaender) - Dites-moi que je suis belle ( D'E. Deschamps, musique anonyme du XIVe siècle) - Laissez faire le temps (d'Y. Guilbert) - J' m'embrouille (de Paul de Kock / Musique d'Y. Guilbert) - L'éloge des vieux (Abbé de L'attaignant / Y.Guilbert) - Verligodin (Trad. / Y. Guilbert) 4 chansons Parisiennes de Léon Xanroff : - Le fiacre - Très bien - L'hôtel du n°3 - Maîtresse d?acteur - Quand on vous aime comme ça (de Paul de Kock / Musique d'Y. Guilbert) - La glu (Légende bretonne: Jean Richepin / Charles Gounod) - Madame Arthur (de Paul de Kock / Musique d?Y. Guilbert) - On dirait qu'c'est toi (D'Eugène Lemercier / Musique Victor Leclerc) - Les bonnes grosses dames ( de Jean Bataille) - D'elle à lui (de Paul Marinier) - Im chambre séparée (Valse viennoise de Richard Heuberger) - La soularde (de Jules Jouy/ Eugène Porcin) - Le petit cochon (Eugène Héros / HT Smith)
BIOGRAPHIES CHANT ET CONCEPTION Nathalie Joly est passionnée par toutes les formes parlées ? chantées, à l'origine de ses précédents spectacles : Je sais que tu es dans la salle sur Yvonne Printemps et Sacha Guitry, Cabaret ambulant (1 CD) sur le Théâtre forain, J'attends un navire - Cabaret de l'exil sur Kurt Weill, Cafés Cantantes chansons de superstition (1CD), Paris Bukarest sur Maria Tanase (1 CD c /o rue Stendhal) Je ne sais quoi, Nathalie Joly chante Yvette Guilbert (1 CD livre c/o Seven doc). Comédienne-chanteuse, elle obtient un 1er prix de chant à l'unanimité au CNR de Boulogne Billancourt et un 1er prix de musique de chambre et le D.E. de technique vocale, puis travaille sous la direction de Philippe Adrien (« Rêves de Kafka» et « Ké voï »), Thierry Roisin (« Les Pierres »), Michel Rostain (« Jumelles »), Diego Masson (« Chansons de Bilitis »), Alain Françon, l'Opéra de Lyon (« La vie Parisienne »), Maurice Durozier, Lisa Wurmser, Olivier Benezech... et des compositeurs comme Maurice Ohana, le GRAME, James Giroudon et Pierre Alain Jaffrenou, David Jisse, Christian Sebille, Philippe Legoff... Elle a incarné Mona Lisa pour la télévision. Directrice vocale pour les spectacles de Lisa Wurmser et Patrick Sommier, elle enseigne en France (CNAC) et à l'étranger : Instituts français du Maroc, Forum francoallemand de Bayreuth, Alicante en Espagne, Théâtre National de Kaboul et Université des Beaux arts de Kaboul en Afghanistan, où elle a réalisé Tashakor, film PIANO et arrangements Jean Pierre Gesbert Pianiste et acteur, il enseigne le chant aux élèves-comédiens de l'Ecole du Studio à Asnières et réalise avec la troupe du Studio des spectacles de cabaret comme l'Opéra de quat'sous de Martin Barbaz. Il travaille notamment avec Laurent Pelly Les bouchons chantent Mireille et Jean Nohain « Opérette », il accompagne Philippe Meyer dans ses spectacles Causerie et Paris la grande ainsi que des chanteuses telles que Fabienne Guyon, Mona Heftre, Nathalie Joly dans J'attends un navire - Cabaret de l'exil de Weil et Lydie Pruvot dans Conjugaison Fatale. Parallèlement il travaille avec Laurent Pelly, Jérôme Savary et Hervé Van der Meulen, comme comédien, chanteur et/ou pianiste. Il chante dans Monsieur Choufleuri restera chez lui... de Jacques Offenbach et Le Château à Toto, participe à la création du cabaret Caussimon, pianiste dans Les loufoques parlent aux loufoques de Pierre Dac, crée sur Boby Lapointe, Où est-il l'été ?, il joue Coups de foudre m.e.s. Jean-Baptiste Arnal. Les trente millions de Gladiator de Labiche m.e.s. Hervé Van Der Meulen. MISE EN SCÈNE Jacques Verzier Acteur et chanteur, il a joué au théâtre Euripide, Shakespeare, Molière, Dubillard, Cormann, Minyana, dans des mises en scène de Philippe Adrien, Eric Vignier, Robert Cantarella, Jean-Luc Lagarce. Après avoir chanté Mireille et Jean Nohain en compagnie des Bouchons à l'Olympia, il est de toutes les aventures musicales de Laurent Pelly : Souingue, Et Vian, en avant la Zique et C'est pas la vie (2001). Il participe à La Théorie de la démarche de Balzac, m.e.s. Jean Lacornerie Kiss me Kate, Théâtre Mogador Le Cabaret de Jérôme Savary (rôle du maître de cérémonie), Les Hors la loi d'Alexandre Bonstein, m.e.s. Agnès Boury Souingue Souingue, m.e.s. Laurent Pelly, Sugar Opéra de Toulon Pour toi, Baby ! de George Gershwin, m.e.s. Jean Lacornerie Signé Vénus et Lady in the dark de Kurt Weill m.e.s. Jean Lacornerie, Le Belvédère d'Otto von Horvath, mise en scène par Jacques Vincey. Et sur les scènes lyriques : Les Aventures du Roi Pausole, m.e.s. Alain Marcel La Vie Parisienne, m.e.s. Alain Françon, Les contes d'Hoffmann, Production de Louis Herlo Nathalie Joly & Jacques Verzier se sont rencontrés sur la création des Rêves de Kafka, puis de Ké voï sous les auspices de Philippe Adrien. Premiers échanges de vocalises. Ils se retrouvent régulièrement sur plusieurs créations : 40 paysages fixes pour piano d'Yvan Blanloeil au Théâtre de la Bastille, La vie Parisienne d'Offenbach avec l'Opéra de Lyon sous la direction d'Alain Françon, Opéra Nostra d'Eric Lareine, où ils jouent ensemble Polly et Peachum. Ils ont créé et joué ensemble le spectacle sur Kurt Weill « J'attends un navire, cabaret de l'exil » au Théâtre de la Tempête
COMPAGNIE MARCHE LA ROUTE JE SAIS QUE TU ES DANS LA SALLE de Pierre Danais et Nathalie Joly, sur Yvonne Printemps et Sacha Guitry : Théâtre de la Potinière PARIS SURABAYA TRIO : Trio Kurt Weill. Théâtre National de Chaillot PARIS CABARET AMBULANT de Maurice Durozier sur le Théâtre forain, Espace Hérault PARIS et tournées en France 1 CD (Voyageurs de la nuit) CINQ SUR MOI - CONJURATION LYRIQUE Loup du Faubourg PARIS J'ATTENDS UN NAVIRE - CABARET DE L'EXIL, -Nathalie JOLY et Jacques VERZIER chantent Kurt WEILL: Théâtre de la Tempête PARIS et tournées : Suresnes, Fontenay aux roses, Estagel, Antony, Brétigny, Cluny, Goethe Institut, Péniche opéra Paris, Estagel, Corbeil, Saint André les Vergers, Clichy sous bois, Sotteville les Rouen, Comédie de Picardie Amiens, Chat noir et IF Casablanca au Maroc... CAFES CANTANTES Chansons de superstitions Chant - Conception: Nathalie JOLY, Guitare Flamenca Manuel Delgado, Accordéon Francis Jauvain, Percussions Philippe Foch, - Mise en scène et compositions Maurice Durozier Trianon Transatlantique à Sotteville-les-Rouen, Sevran, Clichy-sous-bois, Pavillons sous bois, St Denis, Flèche d'or, Planète Andalucia Montreuil, Théâtre du Soleil, Cachan, Marly le Roi, Tournée au Brésil ..... 1 CD (Marche la route) 1 film 18mn d'Olivier Simonnet (Caméra L) « PARIS BUKAREST » Nathalie Joly chante Maria Tanase Accordéon Thierry Roques - Mise en scène Maurice Durozier Coproduction et création Institut français de Casablanca, Tournée IF Rabat, AF Essaouira, El Jadida, IF Bucarest et Festival d'Arad en Roumanie, IF Lisbonne au Portugal, Festival d'Avignon 2007, Passage vers les étoiles à Paris., Epée de bois festival Diva, Granville festival Balkanique, Saint Ouen, Bondy, CNAC Chalons en champagne, Festival dedans-dehors, Brétigny sur Orge, Le Plessis paté, Longjumeau, La Norville, Orly, CCF Kaboul en Afghanistan pour la fête de la musique et lycée de filles de Kaboul, Sainte Affrique, Festival de Otono Madrid, tournée au Brésil, Erevan en Arménie... 1 CD (rue Stendhal) « TASHAKOR » (Merci) Film documentaire sur Kaboul de Nathalie Joly (27mn) 5ème Festival international de cinéma Iranien en Exil dédié aux femmes 2007 Théâtre du Soleil, Paris, mai 2008 « JE NE SAIS QUOI » Nathalie Joly chante Yvette GuilbertPiano Jean Pierre Gesbert, sous l'oeil complice de Jacques Verzier Créé à la demande de la Société Psychanalytique de Paris pour le 150è anniversaire de Freud à La Mutualité, Le Procope, La vieille Grille PARIS, Festival d'Avignon Musiques en festival 2008. Théâtre de la Tempête PARIS (2008), Fête de la musique à Erevan en Arménie, Avignon 2009... ACTIVITÉS PEDAGOGIQUES: France, Maroc, Espagne, Allemagne, Afghanistan
Traifs :
17 euros; les membres du Forum Culturel Autrichien profiteront d'un tarif promotionnel de 12 euros
http://marchelaroute.free.fr
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